L’aggravation du handicap sonne l’heure de la prothèse

Edito du 01/03/2013

La mise en place d’une prothèse (genou ou hanche) est envisagée quand le handicap lié à la douleur et à la gêne fonctionnelle n’est plus contrôlé par un traitement médical correctement suivi.

Dans l’évolution de l’arthrose, il y a un moment où le niveau d’activité motrice du patient baisse de façon inéluctable. C’est le cas quand le traitement médical n’est plus en mesure de maintenir la douleur à un niveau tolérable ni d’assurer une mobilité articulaire suffisante.

Dans l’arthrose du genou et de la hanche, quand il s’agit d’évoquer avec le patient l’éventualité d’une prothèse, l’indice algol-fonctionnel de Lequesne (évalué à partir de la douleur, du périmètre de marche et des difficultés à accomplir certains actes de la vie courant) est plus pertinent que l’intensité des destructions radiologiques de l’articulation.

Il n’est pas rare que le handicap ressenti et l’indice ne correspondent pas tout à fait, le « ressenti » paraissant trop fort par rapport à un indice relativement faible. C’est la raison pour laquelle il convient de prendre en considération les besoins et les attentes des patients, en s’aidant éventuellement des échelles d’auto-appréciation.

Ce n’est pas le handicap qui indique le moment de la chirurgie préventive, mais la coexistence de signes débutant d’arthrose et d’anomalies anatomiques (dysplasie de hanche) ou de troubles statiques (genu varum ou genu valgum). Sa particularité est qu’il faut la proposer suffisamment tôt (et ne pas laisser passer son heure) car elle peut donner de bons résultats pendant de nombreuses années.


Le Comité éditorial d’Arthrolink