L’auto-évaluation, clé de l’engagement/responsabilisation du patient

Edito du 24/04/2015

La gestion de sa santé par le patient lui-même et sa responsabilisation en ce sens est facilitée par l’usage des objets connectés et par l’auto-surveillance des paramètres « santé ». Les premiers fournissent des données, les seconds des tableaux de suivi à intégrer par le patient dans son « parcours de santé » sous le contrôle de son médecin traitant.

Les objets connectés dédiés à la santé mesurent certains paramètres comme la pression artérielle, la fréquence cardiaque, le poids, la durée du sommeil ou la dépense énergétique. Selon une enquête de l’IFOP rapportée par le site Web l’Atelier le 26 février 2015, seulement 13% des Français déclarent posséder ce type d’objet connecté. En revanche, ils sont 79% à estimer que ces objets permettent de garantir un meilleur suivi médical. Selon le 3è baromètre VIDAL-CNOM mené en novembre 2014, les médecins quant à eux conseillent de plus en plus d’applications mobiles à leurs patients (17% en 2014 contre 8% en 2013) notamment dans le suivi et des conseils nutritionnels (11%). Ils sont près de 10% à leur conseiller des objets connectés « santé/bien-être (tensiomètre, glucomètre, podomètre…).

Les questionnaires en ligne sont le 2è volet de l’auto-évaluation des patients. Ils peuvent contribuer à l’auto-surveillance d’un grand nombre de paramètres : de la douleur au traitement en passant par le niveau de l’humeur. Les réponses (cases à cocher le plus souvent) sont analysées par un programme informatique et transmises sous forme de graphiques dans un tableau de bord. Celui-ci rassemble l’évolution des différents paramètres « santé ».

Le médecin traitant est le partenaire privilégié de cet engagement du patient. Cette autogestion de la santé ne prend toute sa signification que si elle s’intègre dans la relation médecin-patient. C’est au médecin d’être au courant de l’initiative de son patient et de l’encourager au moindre signe de défaillance. En retour, il revient au patient de confier à son médecin, si ce dernier le souhaite, les données fournies par les objets connectés et l’évolution des graphiques de son tableau de bord.

L’arthrose est une maladie qui tire un excellent parti de l’autoévaluation. 

Deux de ses facteurs de risque (l’excès pondéral et la sédentarité) se prêtent particulièrement bien à l’auto-mesure par les objets connectés. La surveillance du poids, de l’indice de masse corporelle et de la dépense énergétique sont autant de services rendus par le « Web des objets ».

Arthrocoach, le programme intégré d’auto-évaluation et de coaching mis en ligne par Expanscience est un programme complet, personnalisé, structuré et structurant, et ludique qui accompagne à la prise en charge de cette maladie. Il incite de manière motivante le patient souffrant d’arthrose à renseigner 3 fois par semaine (idéalement) la nature de son alimentation, le niveau de son activité physique, la qualité de son sommeil et l’intensité des 3 symptômes majeurs de la maladie (douleur – raideur – fatigue).

Le coaching est assuré par des experts reconnus en diététique et en activité physique et un programme d’autoformation délivrant informations et conseils à partir de 12 modules de formation « alimentation » et d’un nombre équivalent de modules « activité physique ».

 Ce programme très abouti est recommandé par l'association française de lutte anti-rhumatismale (AFLAR).

Références :

Anthea Delpuech (26 février 2015)
Les Français enjoignent les professionnels de santé à adopter les objets connectés
Site Web l’Atelier http://bit.ly/1zMmSCC

Site Web Arthrocoach
https://www.arthrocoach.com/

Le Comité éditorial d’Arthrolink