Antalgie : un large éventail de mesures

Edito du 01/11/2013

Tous les traitements symptomatiques de l’arthrose ont pour objectif de soulager la douleur. Les réactions aux différentes mesures, variant selon les patients, conduisent à promouvoir la personnalisation du traitement.

Quelle que soit la localisation de l’arthrose, la douleur est le principal symptôme de la maladie. C’est celui qui amène à consulter, notamment les personnes âgées chez qui l’arthrose est la première cause de douleurs.

Il est habituel de distinguer les traitements médicamenteux et les mesures non médicamenteuses. Et de subdiviser les premiers en traitements par voie générale et soins par voie locale.

Les deux médicaments antalgiques les plus souvent administrés par voie générale sont le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Il est recommandé de les prescrire en cures courtes et, pour les AINS, de prendre en compte le rapport bénéfice/risque sur les plans digestif et cardiovasculaire.
En traitement de fond, les anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente (AASAL) ont une place de choix. En revanche, pour « passer un cap difficile », les corticoïdes en injection intra articulaire sont indiqués.

Dans le traitement de la douleur de l’arthrose, la place des mesures non médicamenteuses est aussi grande que celle des médicaments. Leur choix est personnalisé et prend en compte le contexte (et les souhaits) du patient.
L’activité physique, les aides techniques, les orthèses, les exercices physiques programmés par le rééducateur, les conseils « d’économie articulaire » sans oublier la chirurgie participent à l’antalgie.

L’efficacité de ces mesures n’est optimale que si le patient a bien compris les principes et l’intérêt de tout cela. C’est le rôle de l’éducation thérapeutique.

Références
- Richette P.Management of osteoarthritis: oral therapies. Rev Prat. 2012 May;62(5):654-60.

Le Comité éditorial d’Arthrolink